Le sport pour lutter contre le cancer

Le sport pour lutter contre le cancer

Depuis 2017, à Melun ou ailleurs, un coach propose toutes les semaines des séances d’une ou deux heures de sport à des personnes en traitement ou en rémission. Des exercices d’inspiration, de flexion des jambes, des bras, d’expiration… “Les exercices qu’on fait aujourd’hui étaient impossible à réussir au début de l’année “ insiste une patiente de 74 ans. En effet, depuis le début de l’année 2017, des cours sont proposés par Thierry Mueller, un praticien en thérapie sportive de Cami Sport&Cancer, une association qui offre des programmes de thérapie sportive pour les patients qui sont volontaires, en rémission ou en cour de traitement. Le groupement hospitalier sud Seine-et-Marne a signé une convention allant dans ce sens avec l’association en décembre 2016. Depuis, dix personnes ont participé à ces séances de sport. “Cela fait du bien de faire des efforts. On récupère notre corps, on reprend confiance” explique Yvelise agé de 65 ans, “Ces exercices apportent une saine fatigue. Je dors mieux” ajoute t-elle.
Une autre patiente soignée à l’hôpital franco-britannique de Levallois-Perret (Haut-de-Seine), n’hésite pas à se rendre à Melun chaque semaine pour participer à sa séance : “On récupère en muscles et en souplesse. Et c’est bon pour le moral”, assure t-elle. Le coach dispose d’un diplôme universitaire Sport et Cancer de l’Université de médecine de Paris XIII. Les exercices se déroulent donc avec beaucoup de sécurité. “C’est prouvé scientifiquement : l’activité physique diminue les risques de récidive, elle permet de lutter contre les douleurs et contre la fatigue liée au traitement” affirme Thierry Muller. Ceux sont donc des gains énorme, pour de modiques sommes d’argent : la Cami demande seulement dix euros d’adhésion annuelle et cinq euros par séance. “La MAIF les prend en charge quasi intégralement dans le cadre des affectations de longue durée (ALD). Le groupe Pasteur mutualité aussi. On espère que d’autres mutuelles vont suivre. “ insiste Thierry Muller. “Le point commun entres tous les patients, c’est la volonté. Ça n’a pas de prix” ajoute t-il.
On espère donc voir ce genre de pratique se répandre partout en France, afin de faire bénéficier aux patients souvent soignés avec des traitements lourds d’un accompagnement effectué par des professionnels de la santé. Et pourtant, le réflexe serait de fortement déconseillé une activité sportive à une personne soignée par chimiothérapie, en effet, ce traitement affaibli et fatigue énormément l’individu. Et pourtant, aussi paradoxale que cela puisse paraître, c’est l’effet inverse qui se produit, les patients sont en meilleur forme et récupère bien plus vite. En effet, le sport permet de lutter contre le déconditionnement physique afin de mieux tolérer les traitements, en somme, il ne faut surtout pas arrêté de bouger.

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